Déclaration à la presse de la Présidente von der Leyen avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies Guterres
07.08.2025 - 18:00:23BRUXELLES, 20 March 2024 / PRN Africa / -- Cher António,
Je suis très heureuse de vous accueillir à Bruxelles – alors même que nous devons faire face à plusieurs crises qui sont complexes, interdépendantes et internationales par nature, qu'il s'agisse de l'Ukraine, de Gaza, du Soudan ou d'Haïti. Cela rend la coopération entre l'Union européenne et les Nations unies plus essentielle que jamais. Nous œuvrons ensemble à contribuer à rétablir la paix et la stabilité dans des régions en proie aux troubles.
Aujourd'hui, nous allons bien sûr discuter de Gaza. Permettez-moi, avant toute chose, de vous exprimer mes plus sincères condoléances à la suite du récent décès de membres du personnel des Nations unies sur le terrain. Nous sommes extrêmement préoccupés par la guerre à Gaza et par la situation humanitaire catastrophique qui y prévaut actuellement. Gaza est confrontée à une famine. C'est inacceptable. Il est à présent capital de parvenir rapidement à un accord sur un cessez-le-feu qui permette la libération des otages et l'acheminement, vers Gaza, d'une aide humanitaire accrue. Espérons donc que les discussions menées par les États-Unis, le Qatar et l'Égypte aboutissent à une issue positive. J'en ai discuté récemment avec l'émir Bin Hamad Al Thani et, dimanche dernier, avec le président El-Sissi au Caire. Nous sommes également très préoccupés par les risques qu'une offensive à grande échelle à Rafah ferait peser sur la population civile vulnérable. Il faut à tout prix l'éviter.
Dans le même temps, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour acheminer davantage d'aide vers Gaza. En 2024, nous avons alloué un montant supplémentaire de 125 millions d'euros d'aide humanitaire destinée aux Palestiniens. Sur ce total, 81 millions d'euros ont déjà été affectés à des contrats conclus avec d'importants partenaires des Nations unies, tels que le Programme alimentaire mondial, l'OMS et l'UNICEF. Le flux d'aide par voie terrestre est actuellement trop lent. Nous appelons donc à l'ouverture d'un plus grand nombre de points de passage terrestres, tandis que nous continuons à développer d'autres solutions, par exemple les largages aériens, sans oublier le corridor maritime que nous avons ouvert depuis Chypre. Si je me réjouis vivement que l'opération Open Arms ait été menée à bonne fin, il va de soi que nous devons voir un nombre bien plus élevé de navires et de livraisons de ce type emprunter le corridor maritime à destination de Gaza.
Mais il va sans dire que nous devons aussi continuer à axer nos efforts sur l'acheminement effectif de l'aide aux Palestiniens sur le terrain. Nous avons vu les images de la distribution de denrées alimentaires, entre bousculades et chaos. Nous devons donc œuvrer à l'acheminement sûr de l'aide avec les agences présentes sur le terrain, dont en premier lieu, évidemment, l'UNRWA. Je salue, António, votre détermination et votre transparence dans la manière dont vous agissez à l'égard des accusations portées contre le personnel de l'UNRWA. Notre dialogue avec cette agence est constructif. Il nous a permis de verser un premier montant de 50 millions d'euros dans le cadre de l'enveloppe de 82 millions d'euros devant être exécutée par l'intermédiaire de l'UNRWA en 2024, dans l'intérêt, avant tout, de la population de Gaza.
Si nous répondons à l'urgence de la crise, nous devons également nous préparer à ce qui viendra après. L'Europe soutiendra le redressement et la reconstruction dès que les conditions le permettront. Nous devons, en outre, ouvrir une voie politique claire vers une solution fondée sur la coexistence de deux États.
Cher António,
Il va de soi que nous allons également discuter de l'Ukraine. L'Union européenne soutient résolument l'Ukraine dans son combat courageux pour la liberté. Notre facilité en faveur de l'Ukraine, dotée de 50 milliards d'euros, est à présent opérationnelle. Nous venons de débourser ce jour les 4,5 premiers milliards d'euros. Je profite de l'occasion pour vous remercier, António, pour vos efforts. Je me souviens très bien de la manière dont vous avez défendu l'accord sur l'exportation des céréales par la mer Noire l'année dernière. Grâce à cet accord, l'Ukraine a pu continuer d'exporter ses céréales vers le monde au début du conflit, ce qui était crucial. Réjouissons-nous aujourd'hui de la quantité de céréales que l'Ukraine exporte à nouveau par la mer Noire, grâce aussi à ses forces armées.
En conclusion, cher António, l'Europe continuera de prendre une part active aux initiatives des Nations unies en faveur de la paix et de la stabilité. Nous sommes votre tout premier soutien financier et nous en sommes fiers. Nous nous réjouissons également à la perspective de faire de votre Sommet de l'avenir, en septembre prochain, un franc succès.
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SOURCE Commission europénne

