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Raflés, Sabratah

Libya

09.10.2020 - 22:12:47

Raflés en pleine nuit, enfermés et battus : le calvaire de centaines de migrants à Sabratah en Libye

PARIS, 09 October 2020 / PRN Africa / -- Une soixantaine de personnes, dont 24 enfants, sont actuellement détenues dans des conditions terribles à Sabratah en Libye, après avoir été raflées lors d'un raid particulièrement massif et violent, dans la nuit du 27 septembre. Elles faisaient partie d'un groupe d'environ 350 individus, principalement originaires d'Afrique de l'Ouest.

Leur vie a basculé dans l'horreur lorsque des hommes armés et masqués ont fait irruption dans leurs logements à Al-Jilat, au sud de Sabratah. Ils leur ont volé leurs biens et leurs documents d'identité, avant de les emmener à Sabratah et de les enfermer dans un hangar, situé dans une ancienne base militaire.

C'est dans ce bâtiment que des équipes médicales de Médecins Sans Frontières, alertées par l'agence libyenne de lutte contre l'immigration illégale (DCIM), les ont vus deux jours plus tard. « Nous y avons trouvé des hommes, femmes et enfants dormant à même le sol dans des conditions d'hygiène abjectes, sans accès à un point d'eau, ni à des douches ou toilettes » témoigne Guillaume Baret, chef de mission MSF en Libye.

Lors de son intervention médicale, MSF a organisé le transfert de quatre personnes vers un hôpital et distribué de l'eau et des rations alimentaires d'urgence. Nos soignants n'ont pas été autorisés à recevoir des hommes en consultation, seulement les femmes et les enfants. Sur place, la violence était palpable, avec des hommes en armes tirant des coups de feu en l'air.

Le 2 octobre, une fusillade aurait éclaté à la suite d'une tentative d'évasion. Selon plusieurs sources, le bilan serait d'au moins trois morts parmi les migrants. Certains ont réussi à s'échapper, d'autres ont été libérés ; ils sont de retour dans le même environnement incertain et dangereux. « La soixantaine de personnes qui demeurent enfermées dans le hangar, dont une majorité de femmes et d'enfants, doivent être immédiatement relâchées et protégées » continue Guillaume Baret.

SOURCE Médecins Sans Frontières

@ prnewswire.co.uk