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08.01.2023 - 00:13:56

Les arrangements de travail flexibles et les heures réduites entrainent des avantages pour tous

NEW YORK, 06 January 2023 / PRN / -- Selon l'étude de l’Organisation internationale du Travail (OIT), pour être plus productifs, les employés ont besoin de disposer de temps afin de vaquer à leurs occupations personnelles.

Des aménagements innovants du temps de travail, comme ceux mis en place pendant la crise du Covid-19, peuvent bénéficier à la fois à l’économie, aux entreprises et aux travailleurs, notamment en améliorant la productivité ainsi que l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

SelonTemps de travail et équilibre vie professionnelle-vie privée dans le monde, il existe un grand nombre de preuves montrant que les politiques visant à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée entraînent des gains importants pour les entreprises. « Et cela vient soutenir l’argument selon lequel de telles politiques constituent bien un scénario 'gagnant-gagnant' pour les employeurs comme pour les salariés », affirme le rapport.

Un scénario « gagnant-gagnant » entre la vie professionnelle et vie privée

Les mesures prises lors de la crise de la Covid-19 fournissent ainsi de nouvelles preuves selon lesquelles le fait d’accorder davantage de flexibilité aux travailleurs à propos de la manière dont ils travaillent, de l’endroit et du moment où ils travaillent, peut s’avérer positif à la fois pour eux-mêmes et pour les entreprises, par exemple en améliorant la productivité. Inversement, le fait de restreindre la flexibilité entraîne des coûts importants, notamment un roulement accru du personnel.

« Ce rapport montre que si nous mettons en pratique les leçons tirées de la crise de la Covid-19 et que nous observons de manière précise la façon dont les heures de travail sont structurées, ainsi que leurs longueurs dans leur globalité, nous pouvons créer un scénario 'gagnant-gagnant' en améliorant à la fois le rendement des entreprises et l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée », a déclaré Jon Messenger, auteur principal de l’étude.

Il existe un grand nombre de preuves montrant que les politiques visant à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée entraînent des gains importants pour les entreprises

Cette étude, qui analyse les données d’environ 160 pays, est la première à examiner la question de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Elle signale notamment qu’une partie importante de la main d’œuvre dans le monde a des heures de travail qui sont soit longues soit courtes quand on les compare à la journée standard de huit heures/40 heures de travail par semaine.

Plus d’un tiers de l’ensemble des travailleurs travaille régulièrement plus de 48 heures par semaine, alors qu’un cinquième de la main d’œuvre mondiale a des horaires courts (temps partiel) représentant moins de 35 heures par semaine.

Aussi, les travailleurs évoluant au sein de l’économie informelle sont davantage susceptibles d’effectuer des heures de travail longues ou courtes.

La menace du phénomène de la « Grande démission »

Le rapport analyse différents arrangements du temps de travail ainsi que leurs effets sur l’équilibre vie professionnelle-vie privée, notamment le travail posté, le travail d’astreinte, les heures comprimées et les régimes de modulation du temps de travail.

Il met en garde contre le fait que les bienfaits de certains de ces arrangements flexibles, comme l’amélioration de la vie de famille, peuvent s’accompagner d’inconvénients comme des déséquilibres en matière de genre et des risques plus importants en ce qui concerne la santé.

Les auteurs examinent également les mesures de réponse à la crise prises par les gouvernements et les entreprises pendant la pandémie de COVID-19 afin de contribuer à la poursuite du fonctionnement des différentes entités et à la sauvegarde des emplois.

Les auteurs estiment que l’augmentation du nombre de travailleurs effectuant des heures réduites a contribué à empêcher les pertes d’emplois.

Selon l’OIT, de longues heures de travail sont généralement associées à une moindre productivité par unité au travail, alors que les heures de travail plus courtes le sont à une meilleure productivité.

« Ce que l’on appelle le phénomène de la « Grande démission » a placé l’équilibre vie-professionnelle-vie privée au premier plan des questions sociales et concernant le marché du travail dans le monde postpandémique », a ajouté M. Messenger.

Des politiques publiques nécessaires pour la réduction des heures de travail

Les évolutions à long terme sont également soulignées.

« La mise en place à grande échelle du télétravail pratiquement partout dans le monde lorsqu’il était possible de le faire a changé… la nature de l’emploi, très probablement aussi pour l’avenir immédiat », conclut le rapport.

Plus largement, l’OIT estime que le télétravail ainsi que d’autres formes d’arrangements de travail flexibles nécessitent l’existence de règlementations. Cela permettrait de limiter leurs effets négatifs potentiels, à travers des politiques, évoquant le « droit à la déconnexion ». Selon l’agence onusienne, les lois sur le temps du travail et des périodes légales de repos constituent des avancées qui contribuent à la santé à long terme et au bien-être de nos sociétés et elles ne doivent pas être menacées.

Dans ces recommandations, l’OIT note que dans des nombreux pays, des politiques publiques sont nécessaires visant à promouvoir la réduction des heures de travail, ainsi qu’à la fois un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée et une meilleure productivité.

SOURCE Centre d'actualités de l'ONU

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