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African Energy Chamber, corporate

African Energy Chamber,

14.09.2020 - 14:52:56

African Energy Chamber: Le pr?sident s?n?galais Macky Sall a raison sur l'all?gement de la dette africaine - et le G20 ne devrait pas s'arr?ter l?

? l'?poque, l'id?e ?tait que la meilleure fa?on de lutter contre le germe connu sous le nom de SRAS CoV-2 ?tait de rentrer chez soi et d'y rester suffisamment longtemps pour que les h?pitaux, cliniques et autres ?tablissements m?dicaux puissent renforcer les capacit?s n?cessaires pour faire face ? l'inondation pr?vue de nouveaux patients. La plupart d'entre nous s'attendaient ? ce que ce d?part de la routine soit temporaire. Nous esp?rions que cela ne durerait pas longtemps - que nous serions en mesure de reprendre nos activit?s habituelles apr?s une br?ve interruption, avec la certitude que toutes les garanties n?cessaires ?taient en place.

Bien s?r, cela n'a pas ?t? le cas. Nous avons pass? beaucoup plus de temps que pr?vu ? nous abriter chez nous, incapables de rendre visite ? des amis et de la famille, d'aller ? l'?cole ou d'aller travailler de mani?re habituelle. Beaucoup d'entre nous ont perdu leur emploi et ont vu nos entreprises faire faillite, et le r?sultat cumulatif de toutes ces catastrophes individuelles a ?t? que l'?conomie mondiale a pris un virage ? la baisse.

Nous devons encore ? aplatir la courbe ?. mais comment?

En cours de route, bien s?r, nous en avons appris un peu plus sur le SRAS CoV-2 - comment il rend les gens malades, comment le traiter plus efficacement, de quel type de ressources nos prestataires m?dicaux ont le plus besoin, etc. Mais nous avons ?galement arr?t? de parler d '? aplatissement de la courbe ?. M?me dans les endroits o? les h?pitaux et les cliniques ont pu constituer leurs stocks d'?quipements de protection individuelle (EPI), de ventilateurs et d'autres produits de premi?re n?cessit?, nous sommes pass?s ? d'autres sujets.

? mon avis, c'est une erreur. Laissez moi vous dire pourquoi.

Ce n'est pas parce que notre compr?hension du virus a chang? avec le temps.

Ce n'est pas parce que nous avons vu les taux d'infection augmenter apr?s la lev?e des ordres de confinement.

Ce n'est pas parce que nous n'avons pas encore de vaccin.

Ce n'est pas parce que l'id?e d '? aplatir la courbe ? semble insensible alors que plus de 900 000 personnes sur les pr?s de 28 millions infect?es dans le monde sont d?j? mortes du COVID-19.

C'est parce que nous devons repenser l'id?e de ce que signifie ? aplatir la courbe ?.

Et je pense que l'appel lanc? par le pr?sident Macky Sall en faveur de l'all?gement de la dette africaine est un bon point de d?part pour y repenser.

Le point de vue du pr?sident

Voyons tout d'abord ce que le pr?sident Sall a ? dire.

Fin ao?t, le dirigeant s?n?galais a exhort? les membres du groupe de pays du G20 ? continuer d'aider les nations africaines ? ?quilibrer leurs obligations envers leurs cr?anciers avec leurs obligations envers leurs propres citoyens face ? une pand?mie mortelle. S'adressant ? un groupe de chefs d'entreprise ? la Conf?rence des entrepreneurs fran?ais, il a not? que le groupe avait repris son appel ? un moratoire sur le recouvrement des cr?ances des pays pauvres d'Afrique et d'ailleurs en avril. Il a sugg?r? que ce moratoire soit prolong? jusqu'en 2021 plut?t que de laisser expirer ? la fin de 2020.

? Pour la plupart, et pour tous les pays africains, les efforts internes ne suffiront pas ? att?nuer le choc du COVID et ? relancer la croissance ?conomique ?, a-t-il d?clar?. ? Nous avons besoin de plus de capacit?s financi?res, c'est pourquoi, avec d'autres de mes homologues, j'ai plaid? pour un all?gement substantiel de la dette publique et priv?e de l'Afrique ? des conditions ? convenir. ?

Ce que signifient les paroles du pr?sident

Les d?clarations de Sall refl?tent le fait que l'?mergence du SRAS CoV-2 n'?tait pas un ?v?nement ponctuel qui a d?clench? une crise ? court terme, mais plut?t le d?but d'une lutte qui prendra du temps ? se r?soudre. Ils reconnaissent que l'?pid?mie est susceptible de nuire ? l'?conomie mondiale pour les ann?es ? venir - et que les pays qui luttent contre les ?pid?mies de COVID-19 ont besoin de temps pour renforcer leur capacit? ? riposter.

De plus, les paroles du pr?sident font avancer l'id?e que les ?tats africains seront mieux ? m?me de faire face ? leurs obligations financi?res ? l'avenir s'ils prennent le temps et la peine de s'attaquer d'abord ? la situation de la sant? publique. En effet, il a tenu ? souligner que l'Afrique prend ses engagements financiers au s?rieux, puisqu'il a ?voqu? l'all?gement de la dette et non l'annulation de la dette. (Il a ?galement sugg?r? que les membres du groupe G20 offrent aux d?biteurs le m?me type de marge de man?uvre qu'ils se sont accord?s, comme une exemption temporaire des r?gles limitant la dette ? 3% ou moins du PIB.)

En d'autres termes, Sall demande au groupe G20 de donner ? l'Afrique le temps et l'espace pour aplatir la courbe. Il n'a peut-?tre pas utilis? ces mots exacts, mais cela semble ?tre son objectif. Il esp?re que les cr?anciers accepteront de suspendre les affaires comme d'habitude afin que les ?tats africains puissent renforcer leur capacit? de croissance ?conomique, tout comme les citoyens ordinaires de nombreux pays du monde ont accept? de perturber leurs routines habituelles de travail et d'activit?s scolaires et de loisirs afin que les h?pitaux puissent renforcer leur capacit? de soins aux patients.

Sall comprend ?galement que cet aplatissement de la courbe ?conomique n'est pas un processus simple. Il sait qu'il faudra plus d'un cycle de paiements diff?r?s pour compenser les cons?quences ?conomiques de la pand?mie, et c'est pourquoi il a maintenant demand? au G20 de prolonger le moratoire sur la dette, qui devait ? l'origine expirer ? la fin de 2020, ? l'ann?e prochaine.

Compenser les revers des six derniers mois

Et ne vous y trompez pas : l'Afrique a besoin de ce temps suppl?mentaire. Le continent a ?norm?ment souffert au cours des six derniers mois.

Sur le plan ?conomique, la pand?mie a d?clench? une r?cession mondiale qui a fait perdre leur emploi ? des millions de salari?s africains. Pendant ce temps, bien d'autres millions de personnes ont vu leurs moyens de subsistance diminuer ou dispara?tre parce que les restrictions de mouvement ont ?touff? le secteur informel et forc? la fermeture de petites entreprises. De plus, le continent a connu des p?nuries de carburant et d'autres biens essentiels en raison de perturbations dans la cha?ne d'approvisionnement.

Certaines r?gions d'Afrique ont ?galement r?sist? aux perturbations politiques. Le Mali a subi un coup d'?tat ? la mi-ao?t, apr?s plus de deux mois de manifestations anti-gouvernementales. La guerre civile en Libye, qui oppose le Gouvernement d'accord national (GNA) soutenu par l'ONU ? Tripoli ? l'Arm?e nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar, a continu? de durer, paralysant de fait l'industrie p?troli?re lucrative du pays. Les investisseurs dans les projets de gaz naturel liqu?fi? (GNL) au Mozambique sont devenus plus nerveux depuis qu'une milice li?e au groupe ?tat islamique, ?galement connu sous le nom de Daech, a pris le contr?le d'un port cl? dans l'?tat de Cabo Delgado.

Dans d'autres circonstances, les producteurs africains de combustibles fossiles auraient pu utiliser leurs r?serves pour aider ? accumuler les liquidit?s n?cessaires pour faire face aux cons?quences du COVID-19. Apr?s tout, comme je l'ai expliqu? dans mon dernier livre, 'Des milliards en jeu?: l'Avenir de l'?nergie et des affaires en Afrique', l'industrie p?troli?re et gazi?re a le potentiel de servir de tremplin, d'amplifier et d'acc?l?rer la croissance ?conomique. Elle peut cr?er des opportunit?s de diversification ?conomique et - gr?ce ? la recherche et aux investissements des soci?t?s p?troli?res - aider ? ouvrir la voie ? la cr?ation d'un secteur des ?nergies renouvelables.

Malheureusement, les prix mondiaux du p?trole se sont effondr?s plus t?t cette ann?e, en partie ? cause de la concurrence entre la Russie et l'Arabie saoudite pour les parts de march?, et en partie parce que la pand?mie a sap? la demande d'?nergie. Les prix ont atteint des creux historiques fin avril. Et comme ils ne se sont pas encore compl?tement r?tablis, les producteurs africains auront besoin de plus que du p?trole et du gaz pour compenser les revers qu'ils ont subis cette ann?e.

Une ?tape n?cessaire : l'all?gement de la dette

C'est l? que l'all?gement de la dette entre en jeu.

L'all?gement de la dette aidera les ?tats africains ? surmonter les temp?tes caus?es par la pand?mie.

L'all?gement de la dette aidera les ?tats africains ? prendre les mesures n?cessaires pour aider les gens ? retourner au travail ou ? d?velopper leur entreprise.

L'all?gement de la dette aidera les ?tats africains ? r?tablir la stabilit? ? la suite de perturbations politiques.

L'all?gement de la dette aidera les ?tats africains ? compenser la forte baisse des revenus p?troliers et gaziers et ? commencer ? construire des secteurs des ?nergies renouvelables.

L'all?gement de la dette est n?cessaire pour aplatir la courbe. C'est ce qui donnera ? l'Afrique le temps et l'espace pour commencer ? se frayer un chemin vers la reprise - prendre les mesures n?cessaires pour apporter de nouveaux investissements dans l'industrie p?troli?re et gazi?re, pour construire le secteur de l'?nergie durable en Afrique, pour ?largir l'acc?s des entreprises et des particuliers ? l'?lectricit?, pour relancer les petites entreprises, pour promouvoir l'innovation et l'esprit d'entreprise, pour favoriser la cr?ation d'emplois et pour ?liminer les formalit?s administratives et les obstacles r?glementaires.

Demander plus : le pardon de la dette

Le pr?sident du S?n?gal le comprend - et j'esp?re que les dirigeants des membres du G20 le comprennent ?galement. J'esp?re qu'ils peuvent voir ? quel point il est raisonnable pour les pays pauvres d'Afrique et d'autres r?gions de demander ce dont ils ont besoin pour aplatir la courbe.

Mais j'aimerais aussi aller plus loin. Je vais en demander plus.

Je vais demander l'annulation de la dette.

Je vais sugg?rer que les membres du groupe du G20 acceptent de renoncer aux paiements des d?biteurs africains - en particulier, des d?biteurs africains ?ligibles. Et par d?biteurs ?ligibles, je veux dire les pays qui s'engagent dans un programme tourn? vers l'avenir qui comprend des r?formes de grande envergure et ax?es sur le march?, ainsi que des garanties pour la libert? ?conomique, la bonne gouvernance, le libre-?change et l'investissement dans l'?ducation.

Tous ces points sont conformes aux id?aux qui ont aid? la plupart des ?tats membres du G20 ? accomplir tant de choses en mati?re de croissance ?conomique. De plus, ils sont exactement le genre de choses que les ?tats africains devraient faire afin de maximiser leurs chances de renforcer l'?lan perdu du fait de la pand?mie - et de prolonger leur r?tablissement loin dans le futur, au-del? du moment o? les vaccins, rem?des et traitements plus efficaces ?limineront la menace du COVID-19.

J'esp?re que les pr?teurs du G20 ? l'Afrique verront les choses ? ma fa?on. J'esp?re qu'ils accepteront d'aider l'Afrique ? faire tout ce qu'elle peut pour aplatir la courbe.

Diffusion d'une information R?seau Financier, transmit par l'EQS Group.Le contenu rel?ve de la responsabilit? de l'?metteur.

1131187??14-Sep-2020?CET/CEST

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